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Amécourt, son histoire



Les origines de notre village dateraient de l'époque du haut Moyen-âge (entre 500 et 750 ap J.C.) bien que certaines découvertes lors de travaux agricoles sur le plateau, comme par exemple des pierres taillées, des haches de silex, des pierres polies, des harpons …, démontrent que la vie préhistorique a bien existé.
La présence dans les jardins du château de médailles romaines, de candélabres, ainsi que de tombeaux de pierre sur le versant du coteau en face du hameau de Guerquesales prouve l'installation des Romains dans notre village.
Les historiens se sont accordés pour donner comme origine au nom du village " AMATA CURIA " qui signifie selon eux, " la masure, l'enclos d'Aimé ".

Pour comprendre son histoire, il faut tout d'abord situer notre village de façon géographique : le village s'étend depuis la vallée de l'Epte (rivière longue de 113 km, prenant sa source près de Forges-les-Eaux pour rejoindre la Seine prés de Giverny) s'accroche au coteau pour enfin s'étaler sur le plateau. La région naturelle s'appelle le Vexin Normand en opposition au Vexin Français.

Carte du Vexin Normand datant de 1716

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En effet, l'Epte coulant à nos pieds, se révèle être la frontière naturelle et historique de la Normandie depuis le traité de St-Clair-sur-Epte (911). A cette date, Charles III, dit Charles le Simple, concède à Rollon, chef Viking la région comprise entre l'Epte et la mer. Amécourt sera donc l'un des derniers villages normands offert aux envahisseurs venus du Nord, afin de cesser les attaques contre son Royaume. Il donnera aussi sa fille illégitime, Gisèle à Rollon.
Le traité marque donc la naissance de la Normandie (étymologiquement le " pays des hommes du Nord " en vieux norrois) et deviendra le Duché de Normandie 100 ans plus tard.



L'Ecu rouge à deux léopards jaunes tournant la tête de face est le blason de la Normandie.



Le blason de L'Eure associe le blason normand à 2 léopards avec les armes du comté d'Evreux (fleur de lis jaune).


Mais revenons à Amécourt ! Et pour cela, entrons dans la forêt de Lyons.

Autrefois, cette forêt s'étendait jusqu'à l'actuel bois de Gisors (jadis appelé Buisson Bleu).

Sans doute à partir du XIIe siècle, un Roi (ou une Reine) fit don, contre rente, aux habitants de sept villages (Mainneville, Amécourt, Tierceville, Heudicourt, St-Denis-le-Ferment, Sancourt et Hébécourt) de la partie de la forêt comprise dans leurs limites, qu'on trouve désignée sous les appellations de " Forêt des Sept-villes ", " coutume des Sept-villes ", " forêt ou Buisson de Bleu ". Les sept villages furent alors dénommés les " sept-villes-de-Bleu ".

Cette portion de forêt, aujourd'hui entièrement disparue, couvrait à l'origine environ 3500 à 4000 hectares et avait grossièrement la forme d'un triangle, délimité à l'Est par l'Epte, au Sud par les villages de Tierceville, St-Denis-le-Ferment et Heudicourt, et à l'ouest par ceux de Sancourt et Mainneville.

Les habitants des Sept-villes-de-Bleu, forts de leur droits, défrichèrent la forêt, firent pâturer leurs bêtes, utilisèrent le bois pour la construction, le chauffage et l'élaboration d'outils agricoles.

C'est Philippe le Bel, qui va reconnaître " officiellement " l'existence de droits aux habitants des sept-villes-de-Bleu, à travers l'esquisse d'une première organisation administrative forestière en créant les charges de Maîtres et Gardes des Eaux et Forêts, suite à une ordonnance du 23 mars 1302.

Ce droit va être remis en cause à travers les siècles et les habitants de nos sept villes devront lutter pour jouir de leurs droits, malgré l'ordonnance de Philippe le Bel, puis celles d'Hector de Chartres du 17 janvier 1398 et du 13 décembre 1409 confirmant leurs droits.

Mais la propriété de la forêt et les avantages que l'on puisse en tirer, ne cessera de créer des conflits entre les villageois et leurs propres Seigneurs (notamment avec la famille de Roncherolles, seigneurs de Mainneville) mais aussi avec les Rois par l'intermédiaire de la gestion des forêts de France.

Ils se battront pendant 500 ans pour conserver leurs privilèges mais aussi à maintes reprises pour éviter la vente de leurs terres, d'autant qu'au fur et à mesure des défrichages, les terrains boisés sont de plus en plus réduits, et donc la partie " vaine et vague " suscite bien des convoitises.

Comme le montre cette carte de Cassini datant de 1750.
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La Seigneurie d'Amécourt fut vendue à plusieurs reprises passant de la famille de l'Isle, à de Fours, puis de Beauvais, puis de Harle, Sublet, Dufour de Longuerue, Lefèvre d'Amécourt.
En 1863, elle fut achetée par Mr Batard, maire du pays.



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La mairie

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Sa construction date du 19ème siècle. Comme bien des mairies de la campagne, la Mairie faisait office d'école. Par suite d'une démographie en baisse, l'école communale fut fermée.

La chapelle Ste Anne 

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La petite chapelle date du 16ème siècle et a été dédiée à Ste Anne et à Ste Marie. La chapelle abrite une statue de Ste Anne et une autre de St Maur. Elle se situe à la sortie du village (direction Hébécourt).

Le lavoir 

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Une source jaillit au bas du coteau et à l'aide d'une pompe et d'un château d'eau, alimente tout le village en eau potable. Le lavoir a gardé son charme d'antan. En 1955, de courageuses villageoises y descendaient encore pour rincer leur linge.
Pour y aller, prendre le chemin de la Maladrerie (endroit où l'on enfermait les lépreux de la paroisse mais ce petit établissement a disparu) et descendre le chemin des Marais.

L'église St Hélier ou St Hilaire

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L'église est située à flanc de coteau à peu près à mi-chemin pour les habitants de la vallée et ceux du plateau.
Elle représente un beau vaisseau long de 28 mètres sur 8. Le plafond en bois forme un coque de navire. Les fondations de l'église datent du 12ème siècle. La nef est partiellement constituée en échiquier de calcaire et de silex. Le choeur de l'église porte la date de 1577. La statue en bois de St Avoie date du 15ème siècle, le Christ en croix sur la poutre de gloire du 17ème siècle. Les nombreux vitraux représentent St Joseph (1895), St Maur (1894), St Jean Evangéliste (1940), la Ste Vierge (1879), St Louis (1879). Le confessionnal en bois date du 18ème siécle. Le portail date de 1706.
Le clocher de l'église a été restauré en 2005.

Le monument aux morts

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Monument commémoratif pour les enfants d'Amécourt morts pour la France.

La statue de la Ste Vierge

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La statue fût érigée sur la Place du Pâtis en 1889 par M. Michel, curé d'Amécourt, à la suite d'une épidémie de variole qui avait ravagé la commune l'année précédente. Cet ex-voto (offrande promise par un voeu à quelque saint) en fonte de fer est signée "Denonvilliers, fondeur à Paris".

La place du Pâtis

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Centre du village, la Place dispose actuellement d'une table de pique-nique, d'un portique en bois, d'une table de ping-pong, d'un terrain de pétanque.
Autrefois, une mare jouxtait les bâtiments du Domaine du Pâtis.

Le domaine du Pâtis


L'ancien manoir demeure aujourd'hui une ferme. Construit au début du 18ème siècle en colombage et torchis, il a gardé son aspect normand traditionnel. Les communs sont du milieu du 18ème, élevés en briques et silex et sont la représentation traditionnelle de l'habitat rural ancien avec sa grande cour rectangulaire délimitée par l'écurie, les porcheries, le cellier, la forge, les bergeries et l'étable. Seule une partie a été endommagée lors de la seconde guerre mondiale et est remplacée par des bâtiments plus récents.

Le château


Il a été construit dans la seconde moitié du 18ème siècle mais différentes transformations ont modifié son aspect d'origine. Il est situé au dessus de l'église et jouit d'une superbe vue sur la vallée.

La famille FLICOTEAUX en fût longtemps propriétaire, puisque c'est en 1896 qu'elle s'y installe jusque récemment.

Le calvaire


Situé sur les hauteurs d'Amécourt. 


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